Mais qui plombe l’assurance maladie ?

Avec la hausse perpétuelle des primes maladies, à raison de 5% par an en moyenne, on observe multitude de points de vue et pronostics sur les coupables potentiels. Mais y’en a-il vraiment ?

Avant d’accuser assureurs et professionnels de la santé, certainement responsables d’une partie de la hausse, peut-être faudrait-il voir du coté des problèmes structurels. La population vieilli, et ce n’est pas nouveau. Nous vivons plus longtemps, et en meilleur santé certes, mais cela ne va pas sans soins. Avec l’arrivée à l’âge de la retraite des baby boomers, les frais augmentent et continueront d’augmenter. On sait par exemple, selon les chiffres de 2003 du rapport sur l’assurance maladie, qu’une personne de plus de 60 ans coute en moyenne plus de 900.- / mois. En comparaison, une jeune jusqu’a 30 ans n’en coute que 90. Le système de solidarité veut que les gens en bonne santé soient solidaires des gens en mauvaise santé. Or, les gens en bonne santé sont souvent jeunes, les gens en mauvaise santé souvent âgés. Il convient également de rappeler que la tranche de la population la plus riche en Suisse en terme de patrimoine est bien la tranche 60+. Dès lors, force est de constater qu’en Suisse notre système de santé s’appuie quasi intégralement sur une solidarité des pauvres vers les riches. Les jeunes, tranche de la population la plus pauvre statistiquement, payent les soins de santé des personnes âgées, statistiquement les personnes les plus riches du pays.

Cette problématique est due au système de financement « prime par tête ». Chacun paie sensiblement la même chose, alors que rappelons le, si chacun payait selon les soins consommés par sa tranche d’âge, les jeunes paieraient environ 90.- et les 60+ environ 900.- / mois.

Attention, il ne s’agit nullement d’accabler les personnes âgées, malades, bien malgré elles. Il s’agit de rééquilibrer un système défaillant qui fait que des pauvres entretiennent des plus riches qu’eux. Une absurdité. Dès lors, on va chercher l’argent chez ceux qui en ont, tout simplement.

La question du financement se pose alors. Comment faire pour que chacun contribue à hauteur de ses moyens ? La réponse est simple, les primes doivent être intégrés dans l’impôt sur le revenu. Ainsi, les personnes âgées plus riches et également principaux consommateurs de soins paieraient leur part, tandis que les jeunes, déjà étranglés par des loyers astronomiques, pourraient payer moins.

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